vendredi 25 janvier 2008

Les poules

Dès mon premier retour de Toulouse après notre déménagement, je ramène Sarko, Bayrou et Ségo, cadeau de mon ami Fredo, un voyageur.
Les 2 coqs et la poule naines profitent de leur nouvelle vie.









Bayrou
, un peu déplumé à la sortie du premier tour, n'en mène plus large face à ses 2 antagonistes.










Ségo
, pas timide pour un sous, bouffe à tous les râteliers.










Nos trois compères nichent sous un banc puis dans les arbres, comme leurs sauvages ancêtres. Seulement, ils n'ont ni leurs capacités physiques, ni intellectuelles. Les nuits sont pleines de danger. Une nuit, Sarko part en ne laissant qu'un tas de plumes. Il parait qu'il est à l'Elysée. Nous couvrons sa fuite en prétextant qu'il a été mangé par un goupil.

Ségo ne fera pas de vieux os non plus, elle part sans laisser de trace, au Costa Ricard paraît-il.





Nous qui ne voulions pas d'un animal dépendant, nous voilà rendus à attraper tous les soirs Bayrou dans son arbre et l'enfermer au poulailler. Là, c'est Alice qui s'y colle à faire des acrobaties, l'oeuf au ventre ;-)











Bayrou s'ennuie. Seul, il erre tristement, aligne vers sur vers pour se consoler.
Soudain, il retrouve la chaleur gallinacée sur un four solaire à travers lequel il passe sa vie à regarder ses 3 images. Sacré Bayrou, aussi crédule que juppé.





Devant notre détresse à ne pas assurer le bonheur de notre canaille, nous consultons notre psychologue gaulois, Francis, éleveur et maraîcher à ses heures perdues, nous prescrit trois poulettes deux fois par jour.





Ça marche, Bayrou s'éprend dans les doses prescrites et nous fait oublier la dépense non remboursée par la sécu. Arlette, Dominique et Marie-Georges semblent y trouver leur compte.

Au bout de deux jours, les poules plutôt peureuses entraînent enfin Bayrou dans le poulailler. Nous n'aurons plus à les traquer au crépuscule.

Marie-Georges, déjà basse dans les sondage, prend le premier vol pour Cuba.

----------------------------------------------------------------
Réclame




Pour bien manger,
Acheter du bon poulet anglais !










-----------------------------------------------------------------





Après cet intermède, retrouvons nos protagonistes :



Bayrou
, fier comme un coq


Dominique, clopin clopant avec son arthrose à la patte.








Arlette, forte comme un boeuf et têtue comme une mule











Quel bel homme !

















Quelles bonnes femmes !
Elles nous produisent désormais de bons oeufs, un par jour et par poules qu'il faut juste aller chercher dans les recoins de la grange et de ses alentours :
C'est tous les jours Pâques.









Francis, le psy, dit "c'est pas de bol pour vous". Je vous offre une autre volaille. Ce sera Cécilia.
Mais Cécilia est rejetée par le clan. Nous ne serons jamais si c'est de la jalouserie féminine, de la stratégie politique ou un replis sociétal.
Bayrou ne s'en plaint pourtant pas et se la tappe dès qu'Arlette et Dominique ont leur dos tourné.





Cécilia suit de loin le groupe et dort à l'écart dans le poulailler.










Un jour, Arlette disparaît du perchoir pour se blottir au sol : elle couve !
Durant une vingtaine de jours de suspens, Cécilia se rapproche de Bayrou malgré les raclées que lui passe Dominque.







Trois semaine comme ça, Arlette reste à couver et piquer toute main intrépide qui s'approche.










Et un soir de Noël, le petit Jesùs pointe le bout de son bec. Ses frères et soeur, une demi-douzaine, irons directement au compost.













Au bout de 2 semaines, le dernier de la petite famille sort au grand air frais de l'époque et

....

















.... SCROUTCH MIAM !

Buse, fouine ou renard ont eu raison de cette brave Arlette et de Jesùs, alimentant les faits d'hiver de notre quotidien. Je suis si peiné de cette disparition que je décide d'arrêter d'écrire.

Quelques jours plus tard, Cécilia, qui n'a pas dû supporté le choc, disparaît aussi.

Nous revoilà retournés à zéro ou presque avec un Bayrou toujours fier et une Dominique boiteuse.

écrit le 25 janvier 2008

2 commentaires:

Unknown a dit…

Oh non!
Jesus était tout mimi !
Votre blog est une tuerie, je viendrais le lire souvent, j'en ris d'avance!!

Gros baisers à vous deux!

Anonyme a dit…

Qui sait, peut-être qu'un jour, ce sera la résurrection, et vous pourrez chanter tous en coeur :
"Jésus revient
Jéésus revient
Jésus revient
Parmi les siens"